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Concile Vatican II - Ceux qui ignorent l’Évangile du Christ et son Église peuvent agir sous l'action de la grâce

En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. En effet, tout ce qui, chez eux, peut se trouver de bon et de vrai, l’Église le considère comme une préparation évangélique et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour que, finalement, il ait la vie. Bien souvent, malheureusement, les hommes, trompés par le démon, se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont délaissé le vrai Dieu pour des êtres de mensonge, servi la créature au lieu du Créateur (cf. Rm 1, 21.25) 21.25) ou bien, vivant et mourant sans Dieu dans ce monde, ils sont exposés aux extrémités du désespoir. (Lumen gentium, n° 16.)

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Luther - Même les philosophes disent que c'est de la bonne volonté que proviennent les œuvres bonnes

La philosophie, elle aussi, sait parler de la bonne volonté et de la droite raison. Et les sophistes sont bien obligés de reconnaître qu’une œuvre n’est pas moralement bonne si la bonne volonté ne la précède pas. Et, cependant, lorsqu’ils se haussent jusqu’à la théologie, les voici des ânes stupides au point de mettre l’œuvre avant la bonne volonté, bien qu’en philosophie il faille que la personne soit moralement justifiée avant [qu’il soit question de] l’œuvre. (Martin LUTHER, Commentaire de l'Epître aux Galates, Oeuvres, Tome XV, Genève, Labor et Fides, 1969, pp. 266-267)

Ainsi, ces pourceaux immondes [les sophistes = les scolastiques] pensent que la justice est affaire de morale et ils ne regardent qu’à l’apparence extérieure de l’œuvre et non pas au cœur de celui qui accomplit l’œuvre, bien que la philosophie elle-même les oblige à ne pas considérer l’œuvre nue mais la bonne volonté de celui qui fait l’œuvre. Mais ils ne s’attachent ici qu’aux mots : « ils offrirent des dons », « le Seigneur eut égard aux dons », sans voir que le texte de la Genèse dit manifestement que Dieu eut égard premièrement à la personne d’Abel, car elle lui plaisait à cause de sa foi, et qu’il considéra ses œuvres ensuite. (Ibid., pp. 268-267)

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