Grégoire de Nysse, Sermons sur les béatitudes, 2ème sermon, texte grec Brill 1992, lignes 25-28, p. 90.
Si donc, par l’appellation de "terre", est désignée la demeure située au-dessus, ne t’en étonne point ; car à la petitesse de notre ouïe s’adapte par condescendance le Verbe, lui qui, pour cette raison, est descendu vers nous, puisque nous n'étions pas capables de nous élever jusqu'à lui.
Grégoire de Nysse, Sermons sur les béatitudes, 3ème sermon, texte grec : GNO, VII, 2, 1992, lignes 10-19, p. 109
Si donc il est bienheureux de posséder, dans les siècles sans limites, une allégresse (εὐφροσύνην) qui ne finit pas et se prolonge à jamais, et s’il faut que la nature humaine goûte (γεύσασθαι) aussi aux états contraires, il n’est plus difficile de saisir l’intention (τὸ βούλημα) de la parole : pourquoi "bienheureux ceux qui pleurent maintenant" ; car ce sont eux qui, dans les siècles sans limites, seront consolés.
Or, la consolation advient de la participation (μετουσίας1) au Consolateur (παρακλήτου) ; car la grâce de la consolation (τῆς παρακλήσεως χάρις) est l'opération propre de l'Esprit (ἰδία τοῦ πνεύματος ἐνέργεια ἐστίν) ; puissions-nous en être trouvés dignes, par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui [appartient] la gloire dans les [siècles] sans limites des [siècles] sans limites. Amen.
1. μετουσίας, étymologie : μετά (meta), avec, au milieu de, après ; οὐσία (ousia), la substance, l'être.
a. L'édition GNO renvoie les lignes 16-18 à Jn 14,16-17 et 26 ; 15,26 ; 16,7 sqq. ; Actes 9,31.
b. Noter la traduction défectueuse de la collection "Les Pères dans la foi" (1979) :
Nous puisons la consolation dans la communion avec le Consolateur. La consolation est, en effet, un don de l’Esprit, qui nous est accordé par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui la gloire dans les éternités des éternités. Amen.
Le texte de la patrologie grecque (PG44, p. 1232) est pourtant similaire à celui de GNO, ne diffère que sur le plan de la ponctuation.